PERSPECTIVES

Le magazine du cours FLFR 480-580 de NIU

Biographies imaginaires: De gamin des rues à l’idole philanthrope du rock

La mort de la rock star CyX la semaine dernière a plongé le monde de la musique française dans le deuil.  Une crise cardiaque à l’âge de 38 ans ne semble pas juste, surtout pour celui qui nous semblait toujours jeune, toujours plein de vie.  Il était né Cyrille Xavier Jambert à Poitiers en 1974 dans un foyer instable.  Il avait dix ans quand sa mère est morte; son père a disparu six mois plus tard.  On l’a envoyé à l’École Saint-Pierre où il a passé cinq ans.  CyX a dit que Saint-Pierre était « moitié orphelinat, moitié prison, mais certainement pas une école. »  Ironiquement, c’est là qu’il a découvert qu’il avait des dons pour le chant.  Dans plusieurs interviews, CyX a admis qu’il n’aurait jamais pu découvrir sa voix ailleurs.  Mais après plusieurs années de violence sexuelle, il s’est enfui de Saint-Pierre à l’âge de quinze ans.  Destination:  Paris.

À Paris, il a gagné sa vie en chantant dans le métro et dans quelques petites salles de la rive gauche.  Grand, beau et ténébreux, avec la voix d’un ange, il a attiré l’œil et l’oreille du promoteur Roch Rochon.  Cela a été l’aubaine qui a déclenché la transformation de Cyrille Xavier en CyX, le mauvais garçon du monde de la musique française.  À vingt ans, il a décroché son premier contrat d’enregistrement chez Rébellion France, où il a manifesté un talent vif pour la composition de chansons.  Il a bientôt acquis une réputation de parolier extraordinaire.  Son style unique, intelligent et provoquant a redéfini le rock français.  Mi-rock and roller, mi-chanteur de ballades, CyX avait toujours une histoire a nous raconter, des histoires qui étaient souvent autobiographiques.  Son premier grand tube, « Mon calvaire, ton enfer », rappelle de façon comique les années à Saint-Pierre.  « Métro, bien trop » raconte ses aventures quand il chantait dans le métro.  Quand il a exposé sa vie sexuelle peu conventionnelle dans « Hommes? Femmes? Oui! », il nous a donné une petite éducation sur la bisexualité et le sadomasochisme.  Son dernier gros succès, « La vie en rouge, parce que rose c’est trop pâle », était son hommage à Édith Piaf qui lui avait servi de modèle.

Mais le mauvais garçon était aussi un ange gardien.  Malgré son influence sur la musique rock française, CyX sera peut-être mieux remémoré pour sa générosité.  En 2001, il a établi et a doté La Maison de Jacques, une fondation caritative pour les garçons sans abri de Paris.  Il voulait que les jeunes ne soient plus jamais victimes de la violence, de la prostitution et de la drogue.  CyX était très fier de cette organisation qu’il considérait son accomplissement le plus important.  Son héritage musical et personnel sera durable.  CyX … s’est éteint mais il brille toujours dans nos cœurs.

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Cette entrée a été publiée le 1 octobre 2012 par dans 2012 Fall, Biographies imaginaires, Fiction.

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