PERSPECTIVES

Le magazine du cours FLFR 480-580 de NIU

Critique de film: Le Conducteur – L’homme anonyme

Le conducteur

Drive est une réussite cinématique . Le film a été réalisé par Nicolas Winding Refn et est sorti en 2011. Le script est adapté d’un roman du même titre écrit par James Sallis. Le film est très moderne dans son exécution et son aspect visuel, mais son style d’écriture rend hommage aux films des années 1980. Son générique aussi, composé en lettres cursives rose et soyeuses qui rappellent le style de John Hughes et de ses films classiques.

Ryan Gosling joue le rôle d’un cascadeur anonyme qui conduit des voitures dans des films d’Hollywood. Dans la vie privée, il conduit pour les criminels qui fuient la scène d’un crime parce qu’il est le meilleur. À côté de cela, il travaille aussi comme mécanicien pour Shannon, joué par Bryan Cranston, qui lui sert d’agent pour ses convois illégaux comme conducteur. Le conducteur rencontre une femme et son fils, Benicio dans un ascenseur. Le père de Benicio est en prison et le conducteur devient très ami avec la femme, qui s’appelle Irene. Cependant, après quelques temps Standard, le père de Benicio, sort de prison et il croit brièvement que sa femme l’a trompé avec le conducteur.

Mais, Standard a besoin d’argent pour payer une dette à des criminels qui le passent à tabac devant son fils. Le conducteur les retrouve et, avec Standard, il projette de voler l’argent d’un prêteur sur gages. Le plan est assez simple, mais à cause d’une intrigue entre certaines individus que le conducteur connaît, le plan tourne mal. Standard est tué et le conducteur doit échapper à ceux qui l’ont tué. Après avoir tabassé beaucoup de gens pour obtenir des informations, il découvre la vérité sur cette intrigue. Le frère de Bernie, l’homme qui finance les voitures du conducteur, allait voler l’argent de ce prêteur sur gages parce qu’il appartient à un mafieux de Philadelphie. Le conducteur tue le frère et rend ensuite visite à Bernie,, qui dit que le conducteur doit lui donner l’argent pour garantir la sécurité de Benicio et Irene, mais pas la sienne. Les hommes vont à la voiture du conducteur pour échanger l’argent, mais Bernie et le conducteur se poignardent mutuellement. Laissant Bernie mourir, le conducteur s’éloigne en voiture dans la nuit.

Le pouvoir physique du conducteur est l’une des choses très frappantes du film. Ryan Gosling est très beau et très gentil dans beaucoup de rôles, comme celui qu’il joue dans The Notebook, mais il donne toujours une impression de puissance parce qu’il est tout en muscles. Il utilise son pouvoir pour obtenir des informations et aussi pour réparer les injustices. Le conducteur est plus puissant et plus courageux que Shannon, qui est impuissant à cause de ses dettes et qui est un vrai gredin. En fait, le conducteur est supérieur en tout aux autres personnages de ce film, malgré la violence qu’il doit commettre.

Le conducteur a deux forts côtés de sa personnalité et son comportement. Il se comporte comme un homme normal qui est tendre et responsable avec Irene et son fils et aussi à son travail. Mais, il y a une guerre qui fait rage dans son esprit- celle de son identité masculine. À cause de circonstances hors de son contrôle, le conducteur doit devenir violent. Il est capable d’être très brutal parce qu’il est profondément psychotique, tout en étant obligé d’agir moralement. Son air de mystère lui donne la force ultime- celle de l’imprévisibilité; cet aspect de sa personalité lui donne aussi la liberté d’être fou. À cause de cette guerre interne, il fait face au dilemme masculin en ce qui concerne quand il faut montrer sa force physique et quand il ne faut pas. La violence est souvent associée à une perte de contrôle, mais dans le film, l’usage de la violence lui sert à atteindre le contrôle complet d’une situation.

L’autre aspect du conducteur est l’anonymat- le fait que son nom n’est jamais prononcé pendant tout le film. L’anonymat lui permet de chevaucher la ligne entre le bien et le mal. Afin de protèger Irene et son fils, il doit combattre des hommes qui auraient essayé de le tuer. L’anonymat sert à renforcer son pouvoir masculin en supprimant les sentiments qui accompagnent l’identité. C’est à dire qu’il ne ressent pas les chaînes de la responsabilité parce qu’il n’a aucune famille.

Au niveau personnel, je trouve le film enchanteur. Le début est assez lent après l’action initiale, mais le film contient un type de brutalité que je n’ai jamais vu. Pour les raisons mentionnés ici, j’aime le film comme peu d’autres. En plus du style et la substance du film, l’autre côté remarquable en est la bande-son qui est pleine de pop électronique. Cela ajoute à l’atmosphère d’un film des années 1980. Je l’adore et je le recommande.

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Cette entrée a été publiée le 3 décembre 2012 par dans 2012 Fall, Critiques, Médias et spectacles.

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