PERSPECTIVES

Le magazine du cours FLFR 480-580 de NIU

Reading 2011 : « Ils nous entraînent au bout de la nuit, les démons de Muse »

Pour fêter le dixième anniversaire de la sortie de l’album qui les projeta sur le devant de la scène internationale, Origin of Symmetry, les membres du groupe de rock alternatif britannique Muse décidèrent de jouer l’album en entier, comme il apparaît sur le CD. Suite à l’annonce de ce spectacle unique, les Musers (nom donné aux grands fans du groupe), s ’empressèrent de commander les billets du festival, le rendant complet en quelques jours. En effet, le groupe n’avait pas choisi de jouer dans n’importe quelle salle ou stade, mais dans le deuxième plus grand festival de musique d’Angleterre, le Reading Festival. Plus de 100 000 spectateurs assistèrent au festival le jour au Muse joua. Le spectacle a eu lieu le 28 août 2011. Retour sur une nuit inoubliable pour la majorité et agaçante pour d’autres.

Dimanche matin, 10h, les fans sont déjà attroupés devant les grilles fermant l’accès à la scène principale. Ils ne passent pas inaperçus en raison de leurs t-shirts à l’effigie du groupe, de leurs cheveux colorés en bleu, or, ou rouge (comme le chanteur le faisait à l’époque de cet album), ou encore de leurs pantalons de couleurs rouge, bleu, jaune, noir etc. 11h, ouverture des grilles et début du sprint de 500 mètres pour atteindre les barrières devant la scène. Midi, le premier d’une longue liste de groupes débute sur scène. Les groupes défilent, les heures passent, les fans sont toujours présents. Sans aller aux toilettes, sans manger un repas consistant, sans boire à leur soif (pour éviter de devoir utiliser les toilettes et donc perdre leurs places), les fans de Muse résistent. Note négative pour certains: les fans des groupes jouant avant Muse sont énervés en raison de l’inaccessibilité des premières rangées rendant leurs idoles intouchables.

21h30, l’heure tant attendue arrive. Un énorme rideau jaune cache le devant de la scène pour qu’on ne puisse pas en voir la configuration ?, créée juste pour l’occasion. La couleur de ce rideau n’est pas sans rappeler celle de la pochette de l’album. Le suspens monte. Les lumières s’éteignent, les hurlements des 100 000 personnes présentes, dont les fans en première ligne, s’entendent. L’introduction commence. C’est la même que celle sur le DVD Live de l’album, paru en 2002. Les premières notes au piano de la chanson « New Born » résonnent en même temps que l’apparition, en ombre chinoise sur le drapeau, du groupe. Les hurlements redoublent de puissance. On a l’impression que tous les véritables fans du groupe sont présents, voulant profiter de cette setlist unique. Le rideau se soulève lors de la première note de guitare. Le public est littéralement en délire. Le groupe sait rassembler et unir les foules. Comme de nombreux critiques le disent « Muse, soit on aime, soit on déteste », et ce soir, Muse, on les aime. Les sceptiques ne peuvent pas le nier, Muse sait mettre l’ambiance !

La foule saute, chante en cœur, applaudit, le tout telle une chorégraphie apprise depuis des mois. Petit changement de paroles lors de la troisième chanson. En effet, le chanteur et leader du groupe, Matthew Bellamy, en couple avec l’actrice mondialement connue Kate Hudson et jeune père de leur enfant né en juillet, semble vouloir lui déclarer sa flamme en lui disant « She gives me all I need » au lieu de « It ». Ennuyeux ou attendrissant, les avis sont très partagés, à en juger des commentaires des vidéos sur internet.

Lors du riff de guitare de « Plug In Baby », la foule entonne cette chanson considérée comme un hymne. La guitare passe presque inaperçue face au chant si fort de la foule. Les gens dansent, chantent, se poussent, hurlent, s’évanouissent, telle est l’ambiance durant cette chanson.

Le public se fait ensuite plus calme, si l’on peut dire, pour profiter de la rareté des chansons qui suivent. En effet, certaines chansons n’avaient plus été jouées depuis plus de six ans. Les fans adorent, le groupe s’amuse, l’atmosphère est exceptionnelle.

D’un point de vue d’un grand fan de concerts, et d’un grand fan de Muse (les ayant vus un certain nombre de fois…) ce concert peut vraiment être considéré comme unique. Une certaine osmose règne entre le groupe et la foule.

La dernière chanson de l’album, mais pas dernière du concert, sonne comme la fin d’une ère. Le groupe avait annoncé que les chansons de cet album ne seraient plus jouées par la suite. Tout est présent pour rendre cette chanson inoubliable, de la pyrotechnie en passant par le jeu de lumière, au chant de Matthew à l’ambiance dans la foule. Tout est réuni pour un instant de magie…

Les critiques sont quasiment tous positifs, sauf un petit nombre voyant Muse comme un groupe mégalomane. « Forcer » des spectateurs non-fans de Muse à écouter un album en entier a été vu comme un non-respect de l’esprit d’un festival et comme un simple concert commémoratif.

Les fans ont aimé, le groupe a aimé, les critiques ont adoré, et moi, j’ai tout simplement passé une des plus belles journées de ma vie à ce concert.

(Si vous voulez revivre ce concert : https://www.youtube.com/watch?v=erVsvXE4kdU et me voir à certains moments…  par exemple à 22min35 secondes, la personne hurlant comme jamais, c’est moi)

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Information

Cette entrée a été publiée le 3 décembre 2012 par dans Critiques, Médias et spectacles, Reportages, et est taguée .

Entrez votre adresse mail pour suivre ce blog et recevoir des notifications de nouveaux articles par mail.

Rejoignez 18 autres abonnés

%d blogueurs aiment cette page :