PERSPECTIVES

Le magazine du cours FLFR 480-580 de NIU

Critique de livre: Aux Bonheur des Dames

Dans la série de romans intitulée Les Rougon-Macquart, Emile Zola (1840-1902), écrivain, et journaliste français, dresse une histoire naturelle et sociale de la France sous le second empire. Le roman Au Bonheur des Dames (1883) présente l’émergence du commerce des «  Grands Magasins. » Il se fait documentaliste de cette grande évolution sociale du commerce qui est une dimension essentielle des sociétés industrialisées. Au Bonheur des Dames révèle une évolution sociale où presque toutes les classes françaises du 19e siècle se côtoient. Le petit commerce lutte éperdument et se voit écraser sans merci à cause de la concurrence et de techniques commerciales agressives et impitoyables.

A travers ses longues descriptions typiques et ses dialogues, Zola dresse un tableau du fonctionnement du magasin, « monstre » ou « ogre » engloutissant le petit commerce environnant, qui tente de résister contre cette forme de progrès. L’étalage des marchandises en provenance de tous les coins du monde couvre d’énormes étagères et rayons. La lumière et les mannequins attirent la clientèle, surtout les femmes. L’intrigue de ‘Au bonheur des dames’ commence avec l’arrivée de Denise qui soutient le progrès commercial mais comprend aussi le sort de l’ancien et se termine avec son mariage avec son patron Octave Mouret. Zola y décrit le développement psychologique de Denise et l’expansion spectaculaire du magasin. Quelques employés ne manquent pas d’user des moyens déloyaux pour s’emparer de la place des autres et augmenter leur chiffre de rendement à la fin du mois. Le roman constitue un miroir du changement économique et social. Ceux qui réussissent dans le monde des affaires comme Mouret montent l’échelle sociale et ceux de l’aristocratie qui perdent leur fortune déchoient et ne vivent qu’à la sueur de leur front (Mlle de Fontenailles). Seuls les paysans et les très riches ne sont pas représentés. Les premiers n’avaient pas les moyens et les derniers avaient leurs propres couturiers. Zola médite sur cette société de consommation capricieuse où les femmes se ruinent à cause de Mouret qui joue sur leurs sentiments jusqu’à ce qu’une aristocrate (Mme de Boves) vole des dentelles. Zola critique Mouret et les méthodes employés pour bâtir des fortunes en traitant son personnel indignement, et qu’il peut renvoyer pour des habits ou une coiffure jugée inadéquate… Des employées risquent leur vie et celle de leurs fétus en cachant leur grossesse pour échapper au renvoi. Ce roman comporte des descriptions longues mais instructives et une histoire d’amour dans le cadre d’une épopée commerciale. J’encourage quiconque a du temps à lire Au Bonheur des Dames pour se rendre compte du développement et de l’origine de la philosophie du commerce actuel.

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À propos de jothesi

Like interaction, watch basketball, action and humoristic movies. Interest in writing in French. Current student at NIU majoring in French Language and Literature. Married.

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Cette entrée a été publiée le 22 avril 2014 par dans Critiques, Littérature, Printemps 2014, et est taguée , .

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