PERSPECTIVES

Le magazine du cours FLFR 480-580 de NIU

La maison Hermès : le réel et l’imaginaire

La maison Hermès

Hermès International, créateur français d’objets de luxe, est un symbole de qualité artisanale.  Jadis fabricant de harnais, Hermès fait aujourd’hui dans le prêt-à-porter et les chaussures pour hommes et femmes, l’horlogerie et la bijouterie, les articles pour la maison, les carrés en soie, et les sacs à main.  Vous faut-il un cadeau pour fêter une naissance?  Pour plus de 500 euros, Hermès propose un cheval en peluche qui s’appelle Hermy.  Pour vous ou pour offrir, Hermès a des cadeaux qui peuvent durer pour la vie.

L’histoire

En 1837, Thierry Hermès a fondé la maison Hermès à Paris.  Ses harnais et ses selles étaient prisés des nobles européens et ont gagné des prix à l’Exposition Universelle de Paris en 1855 et 1867.  En 1880, deux ans après sa mort, son fils Charles-Émile Hermès a déménagé l’entreprise au 24 rue du Faubourg Saint-Honoré, où elle se trouve toujours en tant que le magasin fleuron d’Hermès1.  À mesure que les années ont passé, le contrôle de la maison est resté dans la famille, et Hermès a continue à ajouter des produits à sa ligne :

1927 — le bracelet Collier de chien

1929 — les vêtements pour femmes

1935 — le Sac à dépêches (rebaptisé le sac Kelly en 1956)

1937 — le foulard en soie

1938 — le bracelet Chaîne d’ancre

1945 — les boîtes oranges

1949 — les cravates en soie

1951 — Eau d’Hermès, le premier parfum de la maison

1984 — le sac Birkin

Les produits Hermès les plus iconiques et coûteux sont les carrés de soie et les sacs à main.

Les carrés

En 1937, Hermès a produit son premier foulard de soie, connu simplement en tant que « carré. »  Le premier motif s’appelait « Jeu des omnibus et Dames-Blanches, » tenant son nom d’un jeu de société2.  Le carré original est au musée d’Hermès, situé au-dessus du magasin fleuron.  Le motif en a été créé par Robert Dumas, arrière-petit-fils de Thierry Hermès, et fabriqué à Lyon, la capitale européenne de l’industrie de la soie.

L’atelier d’imprimerie de soie existe encore à Lyons.  Depuis 1937, cet atelier a produit plus de 2000 motifs pour Hermès.  Hermès élève ses propres vers à soie au Brésil.  Selon Pierre-Alexis Dumas, directeur artistique d’Hermès International, chaque Bombyx mori pond 300 œufs.  Après l’éclosion, chaque ver tisse un cocon de filament de soie, mesurant 1500 mètres de long.  Ces filaments sont combinés, filés, tissés en sergés, et finalement transformés en un seul carré de 90cm3.

 

Source : The Wall Street Journal

Source : The Wall Street Journal

Hermès emploie à peu près 50 artistes indépendants qui produisent vingt nouveaux motifs chaque année.  Après avoir reçu le motif, les graveurs à Lyon, consacrent leurs efforts à sélectionner les couleurs qu’ils vont utiliser — un effort qui peut demander jusqu’à six mois de recherche.  Ils passent alors jusqu’à 750 heures à fabriquer un écran en gaze polyester pour chaque couleur.  En moyenne, chaque motif est composé de 27 couleurs4.  Les motifs sont imprimés sur un long morceau de soie, couleur par couleur. De la gélatine empêche les teintures de couler.  Ensuite, la soie est taillée en carrés distincts, fumée puis lavée pour stabiliser les teintures.  La touche finale vient de la roulotteuse.  Le carré est retourné, pour que les points ne soient pas visibles sur sa surface extérieure.  Ce procédé est ainsi décrit par Hermès :

     « La pièce de soie est maintenue à l’envers par une pince garnie d’un molleton improvisé.  Le pouce et l’index gauches, le majeur parfois, se caressent de part et d’autre de l’étoffe, palpent cette liasse précieuse.  Ils déplient la soie avant de la ramener sous eux, comme un tabac serré … De la main droite, elle pique très vite une aiguille fine et courte, de haut en bas, tous les centimètres environ, le long du cylindre obtenu, rouleau de cannelle souple, colimaçon d’étoffe.  C’est le point glissé, raffinement suprême, qui maintient sans trouer le roulotté.  Pas de noeud.  À la fin, le fil de soie ira s’enfouir comme un escargot rentre dans sa coquille, ni vu ni connu.5 »

Le fait qu’une roulotteuse puisse ne finir que sept carrés par jour contribue au prix actuel de 330 euros. Néanmoins, il est estimé qu’on vend un carré Hermès toutes les 30 minutes dans le monde6.

Les sacs à main

En 1900, Hermès a introduit son premier sac en cuir, le Haut à Courroies (ou HAC), créé pour que les cavaliers puissent transporter leur selle.  Dix-huit ans plus tard, Émile-Maurice Hermès, petit-fils de Thierry Hermès, a obtenu les droits exclusifs pour l’utilisation de la fermeture à glissière.  Cette acquisition a rendu Hermès la première entreprise à utiliser cette invention en France.  Ce type de fermeture a été pratique quand Julie, la femme d’Émile-Maurice, s’est plainte de ne pas trouver de sac à main à son goût.  Émile-Maurice a créé un sac à main lui-même, l’appelant le Sac à Voiture. Ce style est toujours en production aujourd’hui, sous le nom de Bolide.

Aujourd’hui encore, ces sacs à main sont faits à la main.  Parmi les types de peau disponibles, un sac peut requérir :

  • un cuir de veau
  • trois peaux d’alligator ou crocodile (on n’utilise pas le dos à cause de ses rides)
  • deux peaux d’autruche (la préférence allant à celles qui ont beaucoup de follicules)
  • quatre à cinq peaux de lézard (on n’utilise pas la tête ni la queue)

 

 

Un artisan travaille entre 18 et 25 heures sur chaque sac.  Il examine minutieusement les peaux et rejette tous les défauts.  L’artisan découpe les peaux et les pique avec un seul fil de lin, enduit de cire d’abeille.  Un point de selle est utilisé pour sa solidité, mais il n’est jamais noué.  L’artisan utilise plutôt trois double-points à chaque extrémité.  La poignée et la quincaillerie y sont ajoutées, le sac est retourné pour en cacher la couture, et passé au fumage.  Si le sac passe l’inspection, l’artisan y appose la marque « Hermès, Made in France.7 »

Les modèles de sacs

Berline — créé en 2011, il joint les compétences de l’artisan-rembourreur de selles et du tailleur.  Son nom vient d’un type de carrosserie automobile.

Birkin — créé en 1984 par Jean Louis Dumas pour la chanteuse et actrice Jane Birkin, qui s’était plainte de son sac Kelly.  Ce modèle a deux poignées et pas de bandoulière.  Il est disponible en quatre tailles : 25, 30, 35, and 40cm.  C’est le sac d’Hermès le plus populaire and le plus difficile à obtenir.

Bolide — créé en 1923 pour tenir dans le coffre d’une voiture de sport.  C’était le premier sac à utiliser la fermeture à glissière.

Constance — créé en 1959 pour commémorer la naissance de la fille de la modéliste de ce sac.  C’était le premier sac à utiliser la fermeture en H.  Porté par Jackie Onassis, ce style est disponible en 5 tailles : micro, mini, 18cm, 24cm, et « élan, » un modèle élancé.

Jigé — créé en 1975 par le beau-fils d’Émile Hermès comme cadeau de mariage pour sa belle-fille.  Le nom vient de ses initiales : J-G.

Kelly — créé en 1935.  À l’origine Sac à dépêches, ce modèle a reçu son nouveau nom en 1956 quand Grace Kelly l’a tenu devant son ventre pour cacher sa grossesse.  Ce sac a une seule poignée et une bandoulière.

Médor — avec motif de collier de chien.  Le mot « médor » vient du XIXe siècle et désigne un chien courageux et fidèle.

Plume — créé en 1928, comme la première valise d’Hermès.  Sans doublure, ce sac est « léger est doux comme une plume. »

L’avenir

Pendant 177 ans, la famille Hermès a dirigé la destinée de la maison.  Comme ses produits sont recherchés ses bénéfices le sont aussi.  Récemment, le conglomérat d’entreprises de luxe LVMH a été condamné à une amende pour avoir obtenu secrètement une grande quantité d’actions Hermès International.  LVMH nie avoir voulu diriger la maison Hermès8.  Mais, si la famille Hermès perd le contrôle des actions, qu’est ce qui arrivera aux styles et à la qualité de la maison Hermès?  Seul l’avenir le dira.

Entretien avec Caroline Bui

Dans un entretien exclusif, Caroline Bui, ancienne vendeuse de chez Hermès, parle de ses expériences.  Elle donne des avis et des conseils pour acheter un sac Hermès, et aussi des raisons pour lesquelles on pourrait utiliser ses services comme « The Birkin Fairy » :

1)  Vous avez travaillé chez Hermès pendant plus de 12 ans.  Avec toutes les boutiques de luxe qui existent à Chicago, pourquoi avez-vous choisi une carrière chez Hermès?

CB : « Avant de venir chez Hermès, j’ai travaillé chez Ralph Lauren à New York et à Chicago.  Après le 11 septembre 2001, mon emploi a été supprimé car les États-Unis étaient en récession.  À cette époque, je ne connaissais pas beaucoup Hermès.  La reconnaissance de cette marque aux États-Unis n’était pas aussi forte qu’aujourd’hui et la maison n’était pas un lieu de travail commun pour une personne de vingt-cinq ans.  J’avais un contact chez Hermès à Chicago et j’ai pu obtenir un entretien pour un poste disponible.  Même avec l’incertitude qui régnait après le 11 septembre, je savais que Hermès avait un attrait intemporel et que le marché de luxe pourrait durer.  J’ai pris un risque, et de toute évidence, il s’est révélé payant. »

2)  Y a-t-il des clients « typiques » d’Hermès, et si oui, comment les décrivez-vous?

CB : « Je ne pense pas.  Le « typique » est rare chez Hermès!  Les clients sont les plus avisés et sophistiqués au monde.  La réalité est que chaque client est à un stade différent de sa vie et a sa propre histoire.  Chaque client a ses propres limites.  Elles peuvent être d’ordre financier ou non.  C’est imprévisible et j’aime cette façon de travailler. »

3)  Pourquoi pensez-vous que les produits Hermès sont considérés comme emblématiques?

CB : « Les produits Hermès sont des objets de collection ou des objets d’art.  Les produits Hermès ont fait leurs preuves depuis le dix-neuvième siècle du point de vue de la qualité et de la connaissance du métier.  De plus, les motifs Hermès résistent à l’épreuve du temps et la plupart des modèles sont toujours vendus aujourd’hui. »

4)  La maison Hermès a commencé en fabriquant des selles et des harnais.  Aujourd’hui, elle offre des sacs à main, des foulards en soie, des bijoux, etc.  À votre avis, quelle devrait être la prochaine gamme de produits?

CB : « Heureusement, Hermès a fabriqué presque toutes les catégories de produits, y compris le maquillage, les livres à colorier, et des articles de sport comme les gants de base-ball!  Les seuls accessoires que nous n’avons pas faits sont les lunettes.  Nous recevons souvent des demandes à ce sujet.  En ce moment, le directeur créatif doit y réfléchir.  J’espère qu’un jour nous en auron. »

5)  Hermès accepte les demandes spéciales des clients VIP.  Quelle est la demande la plus outrancière que vous avez reçue?

CB : « Je me souviens qu’une fois, un client s’est renseigné afin de personnaliser sa nouvelle Bentley avec un intérieur en cuir Hermès.  Il ne s’agit de rien d’étonnant parce que Hermès accepte vraiment ce type de commande. »

6)  Un certain nombre de nouveaux clients sont intimidés la première fois qu’ils entrent dans une boutique Hermès.  Qu’est-ce qui provoque cette anxiété et quels conseils donneriez-vous à ces nouveaux clients?

CB : « Entrer dans une boutique Hermès peut être très intimidant, mais ça ne devrait pas être le cas.  Avec l’expérience, je vois que beaucoup d’anxiété chez certains proviennent d’une expérience préalable négative ailleurs, d’idées préconçues, ou d’un problème personnel en dehors de la boutique Hermès.  Mon conseil est de laisser l’énergie négative à l’extérieur et entrer avec l’esprit ouvert.  À l’intérieur, soyez aimable et n’hésitez pas à demander de l’aide si vous en avez besoin. Et si vous dégagez des vibrations positives, vous en recevrez en  retour. »

7)  Si une personne voulait acheter un cadeau Hermès, quels produits suggéreriez-vous?

CB : « Hermès est une boutique idéale pour choisir un cadeau, il y en a pour tous les goûts!  Mes cadeaux préférés sont : les papiers parfumés de tiroir, l’ensemble de quatre bouteilles (15ml) de fragrances Hermessence, les vide-poches en cuir, feutre, ou laque, les tasses en porcelaine, les cendriers en porcelaine, les jetés de canapé Avalon, le cahier en cuir Ulysse, le porte-clés Carmen, les carrés, les cravates, et les boutons de manchette. »

8)  Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui voudrait acheter son premier sac Birkin ou Kelly?

CB : « Acheter dans une boutique Hermès peut être difficile.  À cause de stocks limités et de forte demande, certains produits comme le sac Birkin ou Kelly sont difficiles à acquérir.  Les relations personnelles sont un élément clé, alors assurez-vous d’avoir un très bon vendeur.  Si vous n’êtes pas satisfait, considérez la possibilité d’acheter d’occasion avec une conseillère comme moi, « The Birkin Fairy. »

9)  Est-ce que « la liste d’attente » existe pour les sacs Birkin et Kelly?

CB : « Actuellement, la liste d’attente n’existe pas pour les sacs Birkin ou Kelly.  Les clients peuvent faire une demande pour un sac Birkin ou Kelly mais il y a beaucoup de variantes pour ce qui est de l’acquisition. »

10)  Récemment, vous avez quitté Hermès pour lancer votre propre entreprise.  Pouvez-vous décrire ce que vous allez faire et pourquoi?

CB : « Après 13 années de service, la décision de quitter Hermès a été très difficile.  Grâce au soutien de ma famille, de mes amis, des collègues et des clients je suis partie pour poursuivre une voie plus créatrice où je pourrais me lancer moi-même des défis.  Je voulais combiner mes expériences de mode, d’écriture, et des produits sur une plateforme digitale.  Ainsi vint la naissance de « The Birkin Fairy, » un espace où je pourrais continuer à soutenir mes clients et me positionner comme experte de la marque sans les limitations d’une entreprise, même mondiale.  Cette nouvelle liberté me permet non seulement de partager ouvertement ma sensibilité esthétique, mais aussi de mieux soutenir une communauté de passionnés d’une marque spécifique. L’industrie de la mode commence à accepter l’influence du commerce social, et cela crée de grandes opportunités pour les expertes de la marque comme moi. »

Pour plus d’informations, visitez « The Birkin Fairy » http://faairy.com.

Interview menée le 1er avril 2014.

Les sources :

1. « Hermès ». Brands. Voguepedia. n.d. 28 mars 2014.
http://www.vogue.com/voguepedia/Hermes.

2. Hermès Scarf Booklet. Automne-hiver. 2009. Éditions Hermès. Paris.

3. Carey, Allison. « Hermès of Paris demonstrates the secrets of scarf printing at Cleveland Museum of art ». The Plain Dealer on Cleveland.com. 31 oct 2013. Web. 26 mars 2014.
http://www.cleveland.com/style/index.ssf/2013/10/hermes_paris_demonstrates_the.html.

4. Binkley, Christina. « Every scarf has a story. » Life & culture. The Wall Street Journal. 22 mai 2013. Web. 26 mars 2014.
http://online.wsj.com/news/articles/SB10001424127887323975004578499110750076242.

5. Le monde d’Hermès. Printemps-été. 2007. p. 32. Éditions Hermès. Paris.

6. Mabrut, Claire. « Le carré Hermès a 70 ans ». Madame Figaro. 15 juin 2007. Web. 28 mars 2014.
http://madame.lefigaro.fr/style/carre-hermes-70-ans-150607-24046.

7. Tran, Hung. « Fashion 101: The making of Hermès Kelly and Birkin bags ». Antwerpsex. 10 juil 2013. Web. 20 mars 2014.
http://antwerpsex.wordpress.com/2013/07/10/fashion-101-the-making-of-hermes-kelly-and-birkin-bags/.

8. Divirgilio, Andrea. « LVMH vs Hermès: An attempt to take over the family business ». Born Rich. 5 juin 2013. Web. 26 mars. 2014.
http://www.bornrich.com/lvmh-vs-hermes-an-attempt-to-take-over-the-family-business.html.

Les sources supplémentaires :

Batliwalla, Navaz. « How are Hermès bags made? A visit to the Hermès workshops in Paris ». Disney Roller Girl. 30 avril 2012. Web. 26 mars 2014.
http://www.disneyrollergirl.net/hermes-bags-visit-hermes-workshops-paris/.

Batliwalla, Navaz. « Workshop visit: The Hermès silk scarf workshops in Lyon ». Disney Roller Girl. 16 mai 2013. Web. 26 mars 2014.
http://www.disneyrollergirl.net/studio-visit-hermes-silk-scarf-workshops-lyon/.

From Paris to Chicago, Le salon 24. 2013. Éditions Hermès. Paris.

« Hermès history ». Maia Luxury. 2014. Web. 14 mars 2014.
http://www.maialuxury.com/about/hermes-history/.

« Hermès International (RMS:EN Paris) ». Consumer discretionary sector > textiles, apparel, and luxury goods industry. Bloomberg Businessweek. 28 mars 2014. Web. 28 mars 2014.
http://investing.businessweek.com/research/stocks/snapshot/snapshot.asp?ticker=RMS:FP.

Kearbey, Kyle. « The making of the world’s most coveted square (hint, it’s silk twill) ». FD Luxe. 3 mars 2012. Web. 26 mars 2014.
http://fdluxe.dallasnews.com/2012/03/the-making-of-the-worlds-most-coveted-square-hint-its-silk-twill.html/.

Raisbeck, Fiona. « Hermès: History of the iconic brand in numbers ». Marie Claire. 20 mai 2013. Web. 26 mars 2014.
http://www.marieclaire.co.uk/blogs/542797/hermes-history-of-the-iconic-brand-in-numbers.html.

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Cette entrée a été publiée le 22 avril 2014 par dans Interviews, Printemps 2014, Reportages, et est taguée , , .

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