PERSPECTIVES

Le magazine du cours FLFR 480-580 de NIU

Critique de “Too Much Light Makes The Baby go Blind”, The Neo Futurists, Chicago.

Non, non, vous n’êtes pas au loto, mais bel et bien au théâtre! Quoi? Du théâtre à la carte? Oui, c’est le concept des Neo futurists de Chicago: 30 pièces en 60 minutes chrono. Le public crie, selon ses envies du moment, le numéro de la pièce qu’il aimerait voir selon le menu du jour. Les numéros sont étendus comme du linge sur scène et arrachés au fur et à mesure pour finir par être lancés sur les spectateurs, parfois en pleine figure.

Screen shot 2014-02-25 at 3.26.17 PMCréée en 1988 par Greg Allen, la troupe a récemment fêté ses 25 ans et elle n’est pas prête de s’arrêter. Rien ne semble fait par hasard et pourtant… Même le prix des billets est aléatoire : c’est un dé qui détermine le prix de votre billet (auquel s’ajoutent les $9 de base). Une idée intéressante pour ceux qui ont l’esprit joueur, les plus réticents peuvent toutefois réserver leur billet de manière traditionnelle sur le site web. De plus, une réduction (dé à 5 faces), est même offerte à qui se connecte à un réseau social et indique qu’il est sur le point de voir une pièce des Neo futurists. Très vite, le public se retrouve transporté par la folie des comédiens qui improvisent des/leurs sketches en étroite collaboration avec les spectateurs qui peuvent même trouver amenés sur scène et finalement notés comme des élèves selon leur performance.

Quelle genre de folie (s)? Dès le début, elle nous prend car tous les spectateurs sont rebaptisés de manière aléatoire. Ainsi, nous nous retrouvons à porter un nom tel que « baby hands », « hand shake » ou encore « v-neck » pendant la soirée. D’autres fantaisies, pour le moins qu’on puisse dire, auxquelles nous devons nous plier sont, par exemple de se retrouver cachée par un rideau rouge si on a eu le malheur d’oser dire qu’on était indisposée, ou encore de devoir porter le pantalon de jogging d’un des comédiens,  de se faire photographier dans le noir par de soi-disant appareils photos qui sont en fait des lampes de poche, mais aussi de se faire attaquer par des annuaires téléphoniques projetés à travers la salle sous prétexte qu’ils sont désormais inutiles…

De nouvelles pièces sont ajoutées chaque semaine, leur nombre étant lui aussi défini par un lancer de dés à la fin de la représentation. Parfois, c’est le calendrier qui influence le choix des comédiens; la St-Valentin a par exemple donné naissance à une édition spéciale intitulée “Too Much Love Makes The Baby go Blind”. Si la plupart des pièces sont humoristiques, elles ne sont toutefois pas toujours insensées, étant donné que des liens plus ou moins subtils avec l’actualité politico-économique sont établis.

Alors, si vous souhaitez vivre cette expérience littéralement unique où le public est roi et l’improvisation reine, vous savez ce qui vous reste à faire…Bonne chance!

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Cette entrée a été publiée le 13 mai 2014 par dans Critiques, Médias et spectacles, Printemps 2014, et est taguée , , .

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